Le tunage moderne est une protection verticale conçu dans le but de maintenir la perméabilité de la berge.
Un géotextile tissé, de préférence monofilament,
voir explications
adapté à la granulométrie du sol laisse
passer l'eau tout en retenant les fines, limitant les risques de sous-pressions.
Le système offre l'avantage de reconstituer les berges dégradées par un réemploi partiel ou total des matériaux du site (vase, atterrissements) quand cela est possible et qu'ils n'ont pas été entraînés plus loin.
Il est constitué de pieux en bois, choisis de préférence en azobé pour plusieurs raisons:
- Très grande résistance autorisant de faibles sections (réduction de l´impact visuel)
- Grande longévité naturelle même au niveau de la ligne de flottaison et ligne de vent
- Pas de traitement artificiel par sels métalliques, source de pollution des eaux, particulièrement sensible sur les alevins
L'écartement des pieux, la longueur de la fiche et la section dépendent de la nature du sol, de la charge et de la pente du talus, du différentiel eau/terre.
Le tunage peut être auto-stable ou ancré (pieu) si l'emprise le permet, on peut utiliser, sinon des ancres PLATIPUS
Un clayonnage, également en azobé, constitué de feuillets entrelacés sur place ou en panneaux préfabriqués est fixé sur les pieux
côté terre.

Pieux et tresses (ou planches non jointives) en azobé
+ un géotextile tissé pour retenir les fines du sol (site
urbain)
Pieux et géotextile monofilament en tension entre
les pieux avec développement de la végétation au travers
des mailles. (site rural) Cette technique demande un entretien beaucoup
plus faible que la technique végétale pour limiter l'expansion
de la végétation dans le lit.
Le tunage peut être aussi en chêne (wateringues
dans le nord) en acacia ou châtaignier et le plus souvent
en pin traité aux sels métalliques sans que l'on ait mesuré
la dissolution lente mais inexorable des métaux lourds entraînant
une pollution sensible dans les eaux "dormantes".